Le post qui vous met l’eau à la bouche

Sushi New Bern

Oh, comme il aurait été facile de vous parler de la malbouffe américaine. Toute cette friture inutile. Ces excès de sucre ou de sel. Ces goûts artificiels. Les couleurs qui vous piquent les yeux… Nous avons relevé le défi et décidé de parler des bonnes surprises alimentaires rencontrées ici. Et pourtant, nous avons parfois été à deux doigts de toucher le fond. Bon, soyons honnêtes, tous les plaisirs culinaires rencontrés étaient indiens, japonais, thaïlandais, italiens, marocains… Bref, demandez à n’importe quel non-Américain de vous préparer quelque chose à manger et vos papilles gustatives vous seront reconnaissantes devant l’éternel. A noter que l’offre de ce côté est tout de même considérablement plus riche en Californie que dans le Midwest. Non, exceptions mises à part, les Américains ne savent pas cuisiner. Ils manquent cruellement de variété, de légèreté et de légumes. Mais oui, ils hébergent chez eux une variété infinie de cuisines dites «exotiques» pour vous sauver la mise. On vous laisse avec quelques images, on va bruncher!

PS: Ah, toutes ces petites hontes qu’on s’est payées en photographiant nos assiettes.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En cliquant ici, quelques images de La Jolla, en route pour San Diego.

En parlant de San Diego. Nous vivons ici notre « last but not least » semaine américaine. Pour ces derniers moments du blog, nous débutons dès lundi une série de « Testé pour vous ».

It would have been so easy to talk about American junkfood. All these useless fried things. So much excess in sugar or salt. Artificial flavours. Colors that burn your eyes… We accepted the challenge, and decided to talk about the good food surprises we had here. Yet, we’ve been within an inch of touching the ground. Ok, let’s be honest, all the culinary pleasures we encountered were Indian, Thai, Italian, Moroccan… In short, just ask any non-american to cook something for you and your taste buds will be grateful forever. Notice that the offer is way much higher in California than in the Midwest. No, with some exceptions, the American cannot cook. The have a cruel lack of diversity, lightness, and vegetables. But yes, they put up a huge variety of what you might call « exotic » cookings to save your day. We leave you with some pictures and go for a brunch!

PS: Oh  God, how ashamed were we of taking pictures of our plates!

Click here, some pictures of La Jolla, on the road to San Diego.

Speaking about San Diego. We are living our « last but not least » American week. For the ultimate moments of this blog, we start on Monday a series of « Tested for you ». Don’t miss it.

Publicités

Dans le port de Los Angeles

Le port de Los Angeles – comme beaucoup d’autres – a une face A et une face B. Commençons avec le bling bling. Aujourd’hui, c’est le « Norwegian Star » qui prenait le large pour un voyage de 7 jours le long de la Riviera mexicaine. Les 2240 passagers ont dépensé entre 500 et 2000$ dollars. En plus des cabines et suites, une villa 3 pièces peut être louée! Le Norwegian emploie 1065 personnes actives sur les 14 ponts, 14 restaurants, 9 bars, salles de sport, cinéma, casino, spa…La croisière s’amuse quoi! L’autre aspect maintenant. Ce port est une plateforme majeure pour le commerce mondial. Fondé officiellement en 1907, il traitait alors pour 2 millions de dollars de marchandise par année. Aujourd’hui, cette somme s’élève à 190 milliards de dollars. La majorité de la marchandise vient d’Asie. 40% de ce qui arrive est redistribué dans le pays. 16’000 personnes travaillent sur le site. Cette mega infrastructure n’est pas sans conséquence sur l’environnement. L’air est tellement pollué que le taux de cancers dans la région explose. Les instances du port se sont dépêchées d’injecter 52 millions de dollars dans un programme de dépollution.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

The port of Los Angeles has – as many other ports – an A and a B face. Let’s start with the bling bling. Today, the « Norwegian Star » was leaving for a 7 day trip along the Mexican Riviera. The 2240 passengers spent between 500 and 2000$. What is more than the cabins and suits, is a 3 bedroom villa that you can rent! 1065 people work for the Norwegian on the 14 decks, 14 restaurants, 9 bars, fitness centers, movie theater, casino, spa… Kind of a Love Boat! Now the other aspect. This port is a major plateform pour the world trades. Officially founded in 1907, the port handled $2 millions worth of cargo. Today, nearly $190 billions are handled annually. Most of the merchandise comes from Asia. 40% of what arrives is redistributed over the country. 16’000 people work on the site. This mega infrastructure has heavy consequences on the environment. The air is so charged with pollution, that the number of cancers in the region rockets sky high. The port authorities has allocated $52 millions in a program to supposedly  clear the air.

Venice Dirty Shoes

La promenade de Venice Beach déborde de musiciens indépendants cherchant à vendre leur musique. Munis d’un discman, ils vous le posent sur vos oreilles pour présenter leur travail et cherchent ensuite à vendre leurs maquettes autoproduites à un prix que vous aurez fixé. Plus que de gagner de l’argent, il s’agit surtout de se faire (re)connaître. Rencontre avec Pablo Venice, aka «Venice Dirty Shoes» et démonstration de sa musique.

Dirty Shoes a enregistré un CD de 16 chansons, qu’il a financé lui-même. Avec persévérance, il s’est payé des sessions dans des studios d’enregistrement, qui lui coûtaient chacune entre 100 et 200$. « Si le technicien croit en toi, au lieu de juste tourner des boutons, alors la créativité est dans la place! C’est comme un rayon de soleil, ya see what I mean? »

Et en cliquant ici, une nouvelle news insolite.

The Venice Beach Promenade is full of independant musicians trying to sell their music. Carrying a discman, they put the headphones on your ears to present their work and try to sell you their self-producted CD to a price you decide. More than making money, it’s all about getting known. Meeting with Pablo Venice, aka « Venice Dirty Shoes », and demonstration of his music.

Dirty Shoes has recorded a 16 song CD, financed by himself. Slowly, he paid sessions in the recording studios, each time between 100 and 200$. « If the technician believes in you, instead of just turning buttons, the creativity is on! It’s like sunshine, ya see what I mean? » (See video above)

And by clicking here, another « insolite news »

La Vie en Rose… Fluo!

Journée à Venice Beach. Palmiers, océan, sable… Pour les ingrédients, vous l’aurez compris, on prend les mêmes et on recommence. La composante humaine, par contre, varie quelque peu. Disons qu’elle est « plus »: excentrique, insolite, étrangement absurde. Quand elle ne flâne pas à pieds (nus) sur la promenade, la population locale se déplace constamment sur roulettes: vélos au design étudié, skate, rollers. Et un élément frappe: ici, le temps semble s’être arrêté en 1994. T-Shirts aux motifs désormais interdits chez nous, cheveux décolorés, skateboards. Et surtout, des couleurs fluo. Partout et tout le temps. A relever encore: la bande-originale de la promenade qui varie à chaque échoppe et qui sans cesse a poussé Aline à répéter « Ouais, ils ont définitivement un problème avec la musique ici. » Pour vous donner une idée, ça va du générique de Miami Vice à «This is the rythm of the Night», en passant par « What is Love? »

Parmi les spécimens croisés et non photographiés: un joueur de didjeridou sur planche à roulettes, un cycliste en doudoune blanche avec un système stéréo intégré dans son vélo, un tatoueur bulgare bradant ses oeuvre à 5$ en fin de journée et les très nombreux rabatteurs vendant des certificats médicaux vous donnant accès au cannabis. Pour le reste, images!

Et demain, ne manquez pas une rencontre avec «Dirty Shoes»

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La Vie en Rose… Fluorescent!

A day in Venice Beach. Palm trees, ocean, beach… Same old ingredients! The human touch, though, changes a little bit. Let’s say, everything here seems to be « more« : excentric, insolite, strangely absurd. When it’s not strolling (barefeet) on the promenade, the local population is constantly moving on wheels: designer’s bikes, skateboards, rollers…But the one thing that hits you the most here: Time seems to get stuck in 1994. T-Shirts with motives that you could’nt think possible in Europe nowadays, bleeched hair, skateboards. And, moreover, fluorescent colours. Always, all the time. Notice another thing: the original soundtrack of the promenade that changes from shop to shop (but never improves) and makes Aline constantly repeat: « Yep, they definitly have a music problem here!«  To give you an idea: it goes from « the Miami Vice » credit song to « This is a rythm of the Night« , and of course « What is Love? »

Among the speciemen not pictured: a didjeridou player on a skateboard, a biker wearing a white ski jacket with an integrated stereo system on his bike, a bulgar tattoo artist who sells off cheaply his work at 5$ at the end of the day, and the numerous beaters selling medical certificates, that give you legally access to cannabis. For the rest, here are the pictures! And tomorrow, don’t miss a meeting with «Dirty Shoes»!

Los Angeles

Et donc nous voilà à Los Angeles. L’une retrouve ses repères dans cette ville qu’elle connaît bien, l’autre ne sait pas trop où donner de la tête et n’en revient pas d’être en train de conduire, là, maintenant, dans « L.A. ». Ce qui est agréable dans le tourisme du mois de novembre, c’est que l’on croise surtout des gens du coin. Balade sur le « Santa Monica Pier ». On pourrait le surnommer le « ponton de l’exhibition ». Photos, vidéos, interviews, dessins, sculptures… On est définitivement dans la Ville qui montre, se montre, raconte, exhibe. C’est drôle, coloré et pétillant.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Tout ceci dans une atmosphère très relax, et toujours en musique…

So here we are in Los Angeles. One of us finds her marks in this city she knows well, the other is run off her feet and still doesn’t realize she’s driving right here, right now in « L.A. ». The nice thing with November tourism is that you mostly bump into local people. Walk on the Santa Monica Pier. It could be nicknamed « the exhibition pier ». Pictures, videos, interviews, drawings, sculptures… We are definitly in the city that shows (itself) and tells it all. Its funny, colorful and sparkling! (see slideshow above). All of it in a very relaxed atmosphere, always with music… (see video above).

Petits arrangements entre « amis »

Business is (always!) business! La Californie prévoit de construire une ligne de train à grande vitesse qui reliera Los Angeles au sud à Fresno au nord, puis à terme, San Francisco et Sacramento. Ce projet devisé à 45 milliards de dollars excite la convoitise de plusieurs pays, l’Allemagne, le Japon, mais aussi la France. Le hic: la Californie a voté cette année une résolution obligeant toutes les compagnies participantes à révéler si elles ont pris part au transport des Juifs pour la déportation durant la Seconde Guerre mondiale.

La SNCF, qui a toujours affirmé avoir été réquisitionnée par les Allemands, a choisi de présenter des excuses publiques… mais uniquement sur la partie anglophone de son site internet, relève le Los Angeles Times. La SNCF compte aussi sur un autre contrat de 2,6 milliards de dollars pour une ligne à grande vitesse reliant Tampa à Orlando, en Floride, région où les survivants de l’Holocauste sont nombreux.

Dans le même journal, deux pages plus loin, on découvre un article intitulé « Comment les Nazis sont-ils entrés aux USA? ». Un groupe privé, le National Security Archive, a publié sur son site internet un rapport qui confirme que des agences officielles des Etats-Unis ont facilité l’accès au continent à des centaines d’anciens Nazis, principalement des scientifiques. Parmi eux, Arthur Rudolph, le directeur d’une usine fabriquant des fusées V2 grâce à des esclaves juifs. Il a été honoré comme étant le père de la fusée Saturne V, qui a permis aux Américains d’être les premiers sur la lune….

Et en cliquant ici, vous retrouverez quelques images de la côte qui vous mettront du baume au coeur!

How to make arrangements with « friends »

Business is (always!) business! California is about to build a high-speed rail track which will link Los Angeles in the south to Fresno in the north, and in the future, San Francisco and Sacramento. This project with a budget of 45 billion dollars arouses keen interest in several countries like Germany, Japan, but also France. There’s a snag: California voted this year a resolution which makes all participating companies come clean about the part they played in the Jewish deportation during World War II.

The SNCF has always said that it was forced to obey by the Germans. But it chose to express public excuses…. only on the English part of its internet site, as read on the Los Angeles Times. The SNCF also hopes to be part of a 2,6 billion dollar contract for a fast-rail track between Tampa and Orlando, in Florida, a region where there are numerous Holocaust survivors.

In the same newspaper, two pages further, you can read an article with the title: How Nazis got into the US. The National Security Archive, a private group, published on its website a report which confirms that official US agencies facilited access to the continent to hundreds of Nazis who were scientists. Among them, Arthur Rudolph who was the director of a V2 rocket manufacture that used Jewish slave labor. He was honored in the US as being the father of the Saturn V rocket that allowed Americans to set foot on the moon….

And if you click here you’ll find some pictures of the coast that will make your day!

Veteran’s Day

Soleil, plage, cafés, terrasses, vélo, promenades, samedi à Santa Barbara. STOP! Flânerie interrompue pour faire place à une parade militaire. C’est que le 11 novembre était la journée des vétérans. Un jour férié pour célébrer ceux qui ont servi la nation ou qui sont tombés pour elle. A l’honneur donc: la Deuxième guerre mondiale, la guerre du Vietnam, la Guerre du Golf,  l’Afghanistan, l’Iraq. Tous avaient ressortis non seulement leur uniformes, mais aussi les engins qui ont caractérisé « leur » guerre. L’ambiance qui se dégageait du cortège variait selon les guerres: joviale, avec des militaires distribuant des bonbons et prenant spontanément la pose pour la Deuxième guerre et la Guerre du Golf. Plus grave et plus pompeuse avec une voiture commémorant un jeune soldat mort en 2007. Un haut-parleur chantait à tue-tête « God Bless Americaaaaaaaa ». Enfin, le groupe au look le plus cool, mais le plus sérieux, qui ne s’est autorisé aucun sourire: les vétérans du Vietnam qui marchaient au pas accompagnés de chants de bravoure qui ressemblaient à des cris de guerre. Ils semblaient être là juste entre eux, oubliant le reste de la parade. Quelques rues plus loin, une poignée de vétérans du Peace and Love, chantant « Imagine » de John Lennon.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il paraît que les Américains commémorent aussi ce jour en mangeant des raviolis. A la fin de la Première guerre mondiale, le président Wilson avait invité 2000 soldats à la Maison Blanche pour un repas. Il avait aidé le chef cuisinier à préparer des raviolis. Un plat qui était depuis peu dans toutes les cuisines américaines, avec l’apparition des aliments en boîte.

Sun, beach, coffes, terraces, bike, walks, a Saturday in Santa Barbara. STOP! Stroll interrupted to give way to a military parade. November 11th was Veterans Day. A Holiday to celebrate those who served the nation or fell for it. In the place of honour: World War II, Vietnam, the Gulf War, Afghanistan, Iraq. Everybody had brouht their uniforms out, but also the vehicles that caracterized « their » war. The atmosphere was different according to the wars: joyful, with servicemen and women giving candies away and striking a pose spontaneously. More serious and pompous with a car commemorating un young soldier dead in 2007. A speaker singing at the top of his voice: « God bless America ». Anf finally, the group with the coolest look, but also the most serious, without any smiles: the Vietnam veterans marching with bravery songs that sounded almost like war cries. They seemed to be just among themselves, forgetting the rest of the procession. A few blocks away, some Peace and Love Veterans, singing « Imagine » from John Lennon.

(See pictures above)

It seems that the Americans also commemorate this day by eating raviolis. A the end of World War I, President Wilson invited 2000 soldiers for a meal. He helped his chef prepare the raviolis. A dish that had just become a mainstay in the American kitchen, due to commercial cannings.