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Hit The Road…No more

Voilà, c’est fini. Après 3950 kilomètres de route parcourus, neuf états traversés, la boucle est bouclée et nous revoilà à Chicago, prêtes (ou presque) à rentrer en Suisse.

Une chose est sûre: notre Suisse et la leur, c’est rarement la même. Même si Guillaume Tell et Heidi, main dans la main, ne sont jamais loin. Nous étions préparées avant, mais comme toujours, la réalité du terrain vous explose en pleine figure:

Le folklore helvétique est définitivement « in » au fin fond du Wisconsin. L’histoire de la Zytglogge de Berne a soulevé des montagnes (de dollars!) au nord-ouest de l’Indiana. Au sud du même état, les méthodes suisses de viticulture permettent d’initier les amateurs de bourbon aux goûts du vin. En Caroline du Nord, New Bern regarde avec admiration la démocratie, la culture et le paysage de sa ville-mère. Et l’or, nom de bleu, l’or! Ruiné par sa découverte, John Sutter, personnage ambivalent qui a construit son propre mythe, a ouvert les vannes d’une ruée vers le rêve, la richesse, la misère et surtout, le goût du risque, l’entrepreneuriat.

Toutes ces petites histoires récoltées au fil du trajet, vous les découvrirez en images à travers un documentaire qu’il nous reste « juste » à monter! (et  à traduire) (et à vendre) (et à amortir). C’est ça l’entrepreneuriat!

Pour le reste, nous espérons que le divertissement était au rendez-vous. Il l’était en tout cas pour nous. Merci à vous de nous avoir suivis avec une telle fidélité!

A suivre dans des épisodes plus ou moins proches: quelques articles à paraître (peut-être/sûrement, toujours cette histoire d’entrepreunariat (pardon, on adore ce mot, que voulez-vous, c’est l’Amérique!)

Signé: vos dévouées  Molly & Sally

PS: Un petit flashback en images.

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Hit The Road… No more

Well, it’s over.

After 2454 miles on the road, through 9 states, the circle is now complete and we’re back in Chicago ready (almost) to go back to Switzerland.

One thing is for sure: our Switzerland and theirs is rarely the same. Even if William Tell and Heidi, hand in hand, are never far.

We were prepared before leaving, but as always the reality of the field blows up in your face:

Helvetic folklore is definitely « in » in the depths of Wisconsin. The history of Berne’s Clocktower made it possible to move mountains (of dollars!) in Northwest Indiana.South of the same state, the Swiss methods of wine-growing make it possible to initiate the bourbon lovers to the tastes of wine. In North Carolina, New Bern looks up to the democracy, culture and landscapes of its Mother-town. And gold, for God’s sake, gold! Ruined by its discovery, John Sutter, an ambiguous character who built his own myth opened the doors to a rush to dream, wealth, misery and above all taste of danger, entrepreneurship.

We’ll show you all these little stories collected along the road in a documentary that we « just » have to edit (and to translate) (and to sell) (and to pay off). That’s entrepreneurship!

For the rest, we hope that was entertainment! It was for us anyway. Thank you for your fidelity!

In the next episode (sooner or later): some articles to be published, still that story of entrepreneurship (yeah, we know we love that word, I mean, this is America!)

Yours devoted, Molly & Sally

PS: a little flashback in pictures (above)


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Le feu sacré

Comme des gamines devant de nouveaux jouets! Mike, notre précieux guide, également gérant et cuisinier de notre hôtel, le Landhaus, nous a emmenées jeudi matin pour une visite de la caserne des pompiers de New Glarus.

Les 37 « firemen », tous volontaires, font en moyenne une centaine de sorties par année.

Contrairement aux pompiers suisses, ils ne profitent pas d’une déduction sur leurs impôts et s’investissent tout au long de l’année pour récolter des fonds. Notamment en participant à des démonstrations de leur talent,  pour lesquelles ils sont rémunérés entre 300 et 700$… ils ont donc bien le feu sacré! Dans le Wisconsin, aucune hydrante. Conséquence, l’un des 6 camions-citernes peut contenir près de 10’000 d’eau.

Les Firemen de New Glarus ont lié une solide amitié avec les pompiers du « vieux Glarus », comme ils surnomment notre ville en Suisse. Ils ont traversé plusieurs fois l’océan pour rendre visite à leurs confrères et les échanges s’effectuent dans les deux sens. Leur camaraderie est définitivement une valeur sûre… Jolie anecdote: les pompiers n’ont pas d’âge de « retraite ». Et Mike de raconter: « Il y a dans notre équipe un homme de 90 ans. Chaque fois qu’il y a une intervention à faire, il nous rejoint à la caserne et nous prépare du café. »

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Sacred Fire

Like little girls (tomboys!) playing with new toys! Mike, our precious guide, took us for a tour of the fire station of New Glarus on Thursday morning. He is also the manager and cook at our Landhaus Hotel.

The 37 firemen, all volunteers, make about 100 interventions a year. Unlike the Swiss firemen, they don’t get any tax exemption and they also engage in many activities to get funds. For their participation in parades, they get paid between 300 and 700$… so it really is a passion for them. There are no fire hydrants in Wisconsin. That’s why the trucks have to carry a lot of water. The biggest can hold up to 27’000 gallons.

The firemen from New Glarus have a solid friendship with the firemen of « Old Glarus », that’s how they like to call our Swiss town. They crossed the ocean several times to meet them and the exchanges go both ways. Their companionship is definitely a sure thing… For the little story, there’s no age for retirement for the firemen in the US. And Mike told us: « there is this guy who is 90 years old in our team. Everytime we have to go on a fire, he comes down to the station and prepares coffee for us. »

Pardon my Swiss

Jeudi à 7h30 du matin, nous avons vécu une période de « French class », à l’école de Madison, la « Cherokee middle school ». Et du côté inédit de la barrière, puisque nous avons tenté de présenter la Suisse, ses cultures, sa politique et même… son économie (!) à des écoliers de 12-13 ans. Nous étions invitées par Beth Zurbruchen, responsable du « Swiss Center for North America » et maman d’une des élèves. Les jeunes ont posé de nombreuses questions et se sont montrés très intéressés. On ne vous cache pas qu’on est parties en pure improvisation, jetées dans l’arène, on a beaucoup aimé le « Parlez-nous de la Suisse »! Ou comment expliquer le concept du Röstigraben. La leçon s’est terminée en chanson, images! (Avec toutes nos excuses pour le dessin…!)

On Thursday morning at 7:30, we attended French class at the Cherokee Middle School in Madison. And this time we were on the other side of the fence, since we tried to explain a little bit about Switzerland, its different cultures, its politics, and even… its economy (!) to the children who are about 12 years old. We were invited by Beth Zurbruchen, in charge of the Swiss Center of North America and mother of one of the student. The young guys asked a lot of questions and were clearly interested. Let’s say the truth: we completely improvised and jumped into the fray! We loved to hear « the class is all yours! » And it was not easy to explain the Röstigraben concept… The period ended up with singing (Watch the video above). Oh! and sorry for the very, very bad drawing of Switzerland…

Dollar contest

Ambiance saloon à New Glarus, à la « Puempel’s Olde Tavern ». Un bar très sympa, peut-être même carrément un coup de coeur! Le décor est d’origine (1893), le parquet a été foulé par des milliers de pieds danseurs et le bar en cerisier massif a accueilli quantité de coudes entraînés. Aux murs, des fresques réalisées par un artiste de passage en 1913, une célébration naïve du folklore helvétique.

A toute heure on y trouve des locaux ou des touristes, principalement en train de boire une « Spotted Cow », bière locale qui attire les gens loin à la ronde. Il y a, dans la culture américaine, cette sympathie de l’instant présent: vous êtes assis au bar, et parlez à votre voisin ou à la personne qui vous sert. « Nice meetin’ you! » Parmi les attractions du lieu: des centaines de dollars épinglés au plafond. Il a suffi de demander de quoi il s’agissait pour avoir droit à une démonstration… et ensuite être mises au défi!

Lorsque suffisamment de dollars sont suspendus au plafond, les tenanciers du Puempel’s ouvrent les paris: qui saura estimer la valeur au-dessus de nos têtes? La meilleure approximation fait un heureux qui gagne la moitié de la somme; l’autre est reversée à une oeuvre de charité. Tout comme l’argent récolté pour la participation au jeu!

Retrouvez une courte news insolite en cliquant ici.

Saloon ambiance in New Glarus at the « Puempel’s Olde Tavern ». A very cosy bar,  let’s say it , we have a crush… The whole building is still as built in 1893, the hardwood floor served as a dance surface for thousands of feet, and many well-trained elbows rested on the cherrywood bar. On the walls, you can see some frescos painted in 1913 by a traveling artist, a naïve celebration of Swiss folklore.

At any time, you will find locals or tourists who stop by to enjoy a « Spotted Cow », the regional beer which has a lot of success. You’ll also find this taste of the American culture, right here, right now, with a loud « Nice meetin’ you! »

If you look up, you’ll see hundreds of dollar bills stuck to the ceiling. And if you ask what it means, you’ll get a demonstration right away… and be put to the test!

(Watch the video above!)

When the ceiling is covered with bills, the owners of the Puempel’s open the bets: who will be able to estimate the amount of money pinned above him? The person who gives the best answer goes home with half of the money, the other part goes to a charity. But you’ll have to pay one buck to participate!